Martin Ziguélé

Portrait:

Né le 12 février 1957 à Paoua (Ouham-Péndé), Martin Ziguélé est assureur de formation et inspecteur des impôts.

Après le poste de chef de service à la Société d’Etat d’assurance et de  réassurance SIRIRI de Bangui, il a passé plus d’une décennie à la Compagnie   intercommunautaire d’assurance et de réassurance des États Membres de la CICA (CICA-RE) à Lomé, au Togo, comme Chef de Division. Il voit sa carrière politique décoller, en juillet 2000, avec sa nomination comme Directeur National pour la République centrafricaine de la Banque des États de l’Afrique Centrale (B.E.A.C) puis comme Premier ministre en avril 2001.

Dernier chef de gouvernement de l’ancien président Ange Félix Patassé, il a échappé deux fois aux coups de boutoir des rebelles du général Bozizé qui ont assiégé Bangui en fin octobre 2002 avant de s’emparer du pouvoir le 15 mars 2003.

Réfugié à l’ambassade de France à Bangui, après le renversement d’Ange Félix Patassé, il s’exile à Paris, d’où il revient début 2005 comme candidat indépendant à la présidentielle qu’il perd au second tour face à Bozizé.

Il est candidat à la présidentielle de 2011 avec le soutien du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il assure par ailleurs la présidence après Patassé.

Il affiche l’ambition de changer la gestion du pays afin de briser ce qu’il nomme « ce cercle vicieux du non-développement et de la souffrance ».

Martin Ziguélé

Programme:

Ziguélé est présenté par le Mouvement de libération du peuple centrafricain, parti affilié à l’Internationale Socialiste. Le programme de gouvernement -26 pages- de cet ancien Premier ministre de Patassé est accompagné d’une profession de foi.

Après le contexte, la justification, les objectifs spécifiques, le programme comprend quatre grands axes : les actions politiques, les actions économiques, la protection et le développement du capital humain, la RCA dans le monde (diplomatie et relations extérieures). La majeure partie est consacrée à l’économie, à savoir les secteurs primaires prioritaires, les secteurs infrastructurels prioritaires, les réformes structurelles dans les différents secteurs économiques, les réformes structurelles des finances publiques, les mesures politiques et financières d’apaisement et de relance économique.

Tous les secteurs de l’économie nationale sont passés au crible : l’agriculture et les cultures vivrières, les cultures d’exportation (café, coton, tabac, nouvelles cultures), l’élevage ; les infrastructures en lien avec le désenclavement (intérieur, extérieur, numérique), l’urbanisme, l’habitat et le logement, les infrastructures socio-éducatives ; les mines et hydrocarbures, l’énergie et l’eau, les postes et télécommunications, les forêts, les industries agro-alimentaires, les manufactures, le commerce et l’entreprise privée marchande, les banques, assurance et micro finance, le tourisme et l’environnement.

Ziguélé promet de démanteler les ‘‘barrières illégales de racket’ et prône le ‘changement’’.