Jean Jacques Démafouth

Portrait:

Jean-Jacques Démafouth est né à Bangui le 3 octobre 1959. Son père, Albert Mafouta, originaire de Sibut, a combattu dans l’armée française en 39/45. M. Démafouth s’est engagé tôt en politique en ralliant le mouvement    estudiantin qui lutta contre les exactions de l’ex-empereur Bokassa. Tôt également, il s’initia au métier de la presse: il était directeur de publication de Tongolo  début 80.

Entré au Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), il fut contraint à l’exil au Tchad, au Bénin puis France où il obtint le statut de réfugié politique. Il étudia le droit et devint  avocat à la cour. En 1992, il se mit au service d’Ange Félix Patassé, candidat du MLPC à la Présidentielle. Patassé élu le nomma conseiller juridique à la présidence de la République et directeur du Centre national d’études et de recherches (CNER), puis  président du Conseil d’administration de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) de  1993 à 1999, avant de lui confier le  ministère de la Défense nationale de 1999 à 2001.

Accusé d’avoir participé au putsch manqué du 28 mai 2001, il a connu la prison avant d’être relaxé et blanchi à l’issue d’un procès. Candidat malheureux à la présidentielle de 2005, M. Démafouth a ensuite dirigé la rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la    démocratie (APRD) avant de créer la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP) un parti de l’opposition sous la bannière  duquel il se présente à la présidentielle.

Jean-Jacques Démafouth

Programme:

Les priorités du candidat Jean Jacques Démafouth

La sécurité, la solidarité et la relance économique constituent les trois priorités du candidat de la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP, Jean-Jacques Démafouth.

Pour lui en effet, sans la sécurité il n’y aura par l’administration dans l’arrière-pays et donc pas de développement. S’il est élu, il fera d’abord «rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire. Il faut doter notre armée des moyens lui permettant de rétablir l’autorité de l’État », a-t-il déclaré sur la Radio Ndèkè Luka.

Sur le plan économique, Demafouth promet de promouvoir des entreprises grands pourvoyeurs de main-d’oeuvre. Il entend revaloriser les secteurs du diamant, du coton, du café et du bois dont la production a connu «une chute vertigineuse».

Clamant son option socialiste, il  envisage de mettre en oeuvre une politique de solidarité entre les anciens et les jeunes pour le transfert des connaissances et des compétences. C’est, selon lui,  le seul moyen pour promouvoir une économie libérale soutenue par l’État car, dit-il, «nous n’avons pas une économie assez forte, nous n’avons pas un développement qui a atteint un niveau où l’État peut se retirer».

Il opte pour que « l’État soutienne un certain nombre de banques chez nous, que l’État prenne des initiatives pour nous permettre de connaître un réel développement. Voilà ce que vous appelez un brin de socialisme que j’essaie d’amener mais pour moi tout simplement, c’est la solidarité».

Il promet également de bannir le tribalisme, le clanisme, la pauvreté et la misère s’il est élu le 23 janvier prochain.